Glenstone, le musée dans les prés
Le duo évolue plutôt sur le mode discrétion. Mais lorsqu’il s’est agi d’envisager une extension, au musée de Potomac, les Rales ont joué en vision panoramique. Peu habitué aux achats impulsifs, le couple avance en toute réflexion autour d’un artiste avant de décider l’acquisition des œuvres. Roni Horn, Louise Bourgeois, Rosemarie Trockel ont ainsi rejoint leur collection. "Nous nous sommes imposé une règle: acheter une œuvre seulement si l'artiste a au moins quinze ans de carrière derrière lui, affirme Emily Rales, avant d’acquérir ses œuvres, nous étudions l’évolution de l’artiste sur plusieurs années." La collection, débutée en 1990, puise tout d’abord dans l’expressionnisme abstrait, avec des œuvres de Pollock, Rothko, de Kooning, puis, à partir de 2005, l’idée d’ouverture d’un musée la fait évoluer, en intégrant, notamment, vidéo et film. Aujourd’hui, elle compte près de 1.300 œuvres. Mûrement réfléchie, l’extension – caractérisée par onze pavillons – devrait générer une augmentation du nombre de visiteurs, de 25.000 à 100.000. Inscrit dans un immense parc de près de 90 hectares aménagé par Adam Greenspan et Peter Walker de PWP Landscape Architecture, le bâti fait corps avec la nature en répondant à des critères écologiques stricts. Les espaces extérieurs accueillent des œuvres de Felix Gonzalez-Torres, Ellsworth Kelly ou encore Richard Serra. Dans les pavillons, des œuvres de On Kawara, Martin Puryear, Michael Heizer, Pipilotti Rist, Lygia Pape, Brice Marden et Cy Twombly.
Glenstone museum, Potomac, Md.,
sur réservation, du jeudi au dimance, accès libre.
glenstone.org
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