Cure détox et luxe bohème en Provence
La médecine traditionnelle chinoise, dont les origines remontent à plus de 2500 ans, repose sur cinq principes: l’acupuncture, la pharmacopée chinoise, la diététique chinoise, le qi gong et le massage thérapeutique Tui Na, qui permet de dénouer les tensions résultant du quotidien et de libérer l’énergie.
C’est dans cette approche de bien-être globale que la Maison du Tui Na et l’hôtel Le Saint-Rémy, à Saint-Rémy de Provence, ont mis en place au sein du spa de 600m2, à l’architecture zen, des cures détox d’une durée de trois ou sept jours, sous la direction du professeur Mickael Deydier-Bastide. Formé en France à l’ostéopathie, diplômé en acupuncture traditionnelle chinoise et détenteur notamment d’un doctorat en « Oriental Medicine » obtenu à Hong Kong en 1994, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et l’organisateur de cures en France et à l’étranger.
Quelle que soit sa durée, la cure débute par un bilan individuel du corps, de la langue qui permet en médecine chinoise traditionnelle d’établir un diagnostic, et des pouls chinois.
S’ensuit un programme hautement zen incluant massage Tui Na détox qui purifie le corps en relançant le système lymphatique afin d’améliorer l’élimination des liquides, massage Tui Na aux huiles essentielles axé sur les points d’acupuncture et les méridiens, mais aussi massage énergétique des organes internes ou encore réflexologie Zu Dao, un rituel qui associe réflexologie plantaire et relaxation. Les soins alternent avec des séances de méditation, de qi gong et la prise personnalisée de plantes médicinales.
Le séjour s’accompagne de menus élaborés dans une approche détox, tenant également compte des principes de la diététique chinoise, et le tout largement arrosé de thé vert ou de thé au jasmin.
Le charme gypset de l’hôtel, c’est-à-dire un mélange original entre style gypsy et esprit jet-set décontracté, constitue un écrin chic et paisible pour les curistes détox. Et pour tous les autres aussi qui ne manqueront pas le très gourmand buffet du petit déjeuner, servi dans une salle dont le mobilier et les couleurs douces évoquent l’atmosphère d’une maison de famille.
Cet ancien hôtel particulier datant du XIXe siècle abrite aujourd’hui 31 chambres et suites qui cultivent un art de vivre fait d’une joyeuse insouciance teintée d’un soupçon d’exotisme qui se traduit par la présence de rotin - notamment un grand fauteuil aux lignes enveloppantes suspendu dans une chambre -, de plateaux africains accrochés aux murs, de têtes de lit en bois sculpté de Bali et de coussins en macramé pour un clin d’oeil hippie.
Quant à la cour avec ses grands platanes et son bassin, elle contribue largement à l’atmosphère sereine de l’hôtel.